Le Petit Thalamus de Montpellier

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Les thalami montpelliérains : genèse, tradition manuscrite et codicologie

par Pierre Chastang (DYPAC)

Les changements des années 1258-1260 et leurs conséquences archivistiques

L’apparition de la série des manuscrits des petits thalami accompagne une réorganisation profonde de la gestion de l’écrit. Aux pratiques dominées par la cartularisation, qui consiste à transcrire des actes en les soumettant à un classement qui facilite leur consultation, succède un travail de production de corpus textuels. Le Grand thalamus devient le manuscrit de référence pour l’enregistrement des actes importants produits par le consulat ou le concernant. Est rédigé, à cette même période (PTh 11795, f° 83), le formulaire du serment des notaires du consulat qui exige qu’ils transcrivent les brèves (notas) les plus importantes sous la forme d’étendues (en gros) dans un des livres en parchemin du consulat (en un libre del cossolat de pargamin), transformant de la sorte les grands thalami en registres. Le Grand thalamus est ainsi devenu, à partir de la décennie 1250, le principal livre d’enregistrement des actes les plus importants produits par les notaires du consulat.